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Histoire et patrimoine

Histoire

Entre histoire, nature et patrimoine au cœur de la Provence

Nichée sur les rives de la Durance, Sainte-Tulle est une commune des Alpes-de-Haute-Provence au riche passé, où traditions, modernité et qualité de vie se conjuguent harmonieusement. Ce village provençal séduit aussi bien par son histoire que par ses équipements, son cadre naturel et sa vie culturelle dynamique.


🏛️ Un village chargé d’histoire

  • Origines anciennes : Présence humaine dès la préhistoire. Le village est connu sous le nom de Bormonicum à l’époque gallo-romaine.
  • Culte de Sainte Tullia (VIe siècle), martyre chrétienne, qui donne son nom à la commune.
  • Événements marquants :
    • Peste noire (1348)
    • Repeuplement par des Piémontais et Savoyards au XVe siècle
    • Bataille de Sainte-Tulle (1590) durant les guerres de religion
    • Révolution : changement de nom en Tulle-les-Durance, château incendié en 1792
    • Soulèvement contre le coup d’État de Napoléon III en 1851

💧 Le génie de l’eau

  • Depuis 1609, les sources de Combe Loubière alimentent le village.
  • Infrastructures majeures liées à l’eau :
    • Centrale thermique (1919)
    • Centrale hydroélectrique (1922, modernisée en 1965)
    • Poste de commande EDF des barrages du Verdon et de la Durance (1981)

🐛 Un pôle agricole et scientifique

  • Forte tradition agricole : mûriers, oliviers, vignes, chanvre.
  • Au XIXe siècle, centre de recherche sur la sériciculture avec une magnanerie expérimentale dirigée par Eugène Robert.

🌿 Un cadre naturel remarquable

  • Rives de la Durance, collines boisées, paysages typiques de Haute-Provence.
  • Nombreux sentiers de randonnée, circuits VTT, et activités de plein air.

🏅 Un village moderne et visionnaire

  • En 1931Sainte-Tulle reçoit le prix du Village Moderne, récompensant l’excellence de sa politique d’équipements publics :
    • Théâtre, écoles, mairie, installations sportives et touristiques en font un modèle de développement local.

🎨 Un patrimoine artistique vivant

  • Pour le bicentenaire de la Révolution française, l’artiste Jean Vivoli réalise une série d’aquarelles illustrant les événements révolutionnaires à Sainte-Tulle.

🎉 À découvrir aujourd’hui

  • Fontaines anciennes, toujours alimentées par les sources naturelles
  • Vestiges du château seigneurial
  • Marché hebdomadaire le mercredi matin
  • Animations locales et patrimoine vivant

📍 Informations pratiques

  • Accès : À proximité de Manosque, sur l’axe Gap-Marseille, 62 km de la gare TGV Aix-Marseille, 72km de l’aéroport de Marseille
  • Hébergement : Hôtels, gîtes, chambres d’hôtes
  • Restauration : Cuisine locale, produits du terroir
  • Équipements : Théâtre, médiathèque, infrastructures sportives, espaces culturels

👉 Le saviez-vous ?

Entre 1792 et 1795, Sainte-Tulle s’appelait Tulle-les-Durance, en hommage à la Révolution.


❤️ Venez vivre l’authenticité provençale à Sainte-Tulle

Flânez dans ses ruelles, découvrez son histoire, ses paysages et sa vitalité culturelle — Sainte-Tulle vous accueille entre tradition et modernité.


Patrimoine

L’antiphonaire

L’Antiphonaire-graduel de la commune

Un trésor patrimonial exceptionnel

La commune conserve un manuscrit hors du commun : un antiphonaire-graduel, grand livre de chants religieux utilisé lors des offices. Classé Monument Historique en 1907, il témoigne autant de l’art sacré que du savoir-faire des enlumineurs.

Réalisé sur vélin (un parchemin de grande qualité), l’ouvrage compte près de 200 pages, richement décorées de miniatures polychromes et de lettres dorées à l’or fin. Ses dimensions impressionnent : 1 mètre de large70 cm de haut, et un poids de 15 kilos ! Sa taille monumentale permettait aux chantres de lire les partitions à plusieurs, directement depuis le chœur.

L’antiphonaire fut offert en 1704 par l’Abbé Brémond, alors commendataire de la paroisse au nom de l’Abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon. Depuis plus de trois siècles, il constitue l’un des joyaux du patrimoine communal.

La crypte-chapelle Sainte-Tulle

La Crypte-Chapelle Sainte-Tulle s’élève au sud-est de la commune, à proximité du Chaffère. Cet édifice remarquable, construit en granit, orné de vitraux et de chapiteaux typiques de la Provence, est vraisemblablement le plus ancien de la commune encore en bon état.Il est doté d’une crypte semi rupestre, construite avec trois arcs en plein cintre bien visibles. Sa construction remonte à la fin du VIIIᵉ ou au début du IXᵉ siècle.Des recherches documentaires et archéologiques, ainsi que plusieurs campagnes de fouilles débutées en 2003, ont permis de mieux comprendre son histoire. Ces travaux ont abouti à son inscription à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 23 février 2011. La campagne de fouille menée en 2010 a permis de dater les plus anciennes traces d’occupation du site du VIIIᵉ siècle.


L’église Notre dame de Beauvoir

L’église est citée dès 1119 dans une bulle du pape Gélase II, elle appartenait alors à l’abbaye de Saint André de Villeneuve-lès-Avignon. Lors des guerres de religion, la nef s’effrondre en 1585. Elle est reconstruite dès 1587 en pierre de Mane, sur le modèle de l’église des Carmes à Manosque.

Placé au-dessus de la porte d’entrée, un grand clocher-arcade supporte trois cloches dont une est datée de 1603. Cette église est placée sous le vocable de Saint Blaise. Dans la nef, parmi les neuf tableaux et quatre statues, trois éléments retiennent l’attention : le buste reliquaire de sainte Tulle en bois peint doré daté du XVIIIe siècle, un reste de litre funéraire avec les armes de la famille seigneuriale de l’époque des Valbelle, et deux toiles de Maria Fidèle Patritti (1811-1867).


La chapelle des Pénitents

Le vœu des notables après la peste de 1720

En 1720, une terrible épidémie de peste frappe la Provence. À l’issue de ce fléau, les notables de la commune prennent un vœu solennel : chaque année, ils effectueront un pèlerinage en signe de pénitence et de reconnaissance.

En habit blancpieds nus et la corde autour du cou, ils partaient de cette chapelle pour rejoindre la chapelle Sainte-Tulle.
Ce rituel, à la fois religieux et symbolique, rappelait la fragilité de la vie et l’importance de la foi dans les moments de crise.

Le Château

Le château disparu de Sainte-Tulle

Le 3 septembre 1792, en pleine tourmente révolutionnaire, le château de Sainte-Tulle fut pillé et incendié. Il appartenait alors au sieur Jean-François Dalmas, dernier seigneur du village.

Peu à peu, la forteresse disparut, et aujourd’hui, seules quelques portions de remparts visibles dans le quartier Trécastels rappellent son existence.

Pour redonner vie à ce patrimoine effacé, l’artiste tullésain Jean Vivoli a réalisé une reconstitution imaginaire du château, mêlant savoirs historiques et créativité.


La tour de l’horloge

La tour de l’horloge d’une hauteur de 13,5 m et d’une base de 4 m, a été construite au XVIe siècle, possède un puits central de 12 m de profondeur. Un petit escalier intérieur en colimaçon permet l’accès au mécanisme et à la cloche. Le dernier mécanisme mécanique a été installé en 1892. Il fut déposé en 1990, puis exposé dans le hall d’entrée du théâtre Henri Fluchère. Depuis, une horloge électronique marque les heures.


Les fontaines et lavoirs

Lavoirs de la Fontaine Basse et fontaine ronde : Les nombreuses sources situées à proximité et dans le village ont facilité la vie des tullésains depuis les temps les plus reculés. En 1609, le maître-maçon Lardeyret est chargé de construire les canalisations et bassins nécessaires à la vie des villageois, permettant notamment l’approvisionnement des fontaines de l’époque, dont celle appelée à devenir la Fontaine Ronde. Au XVIIe siècle, l’extension du village nécessite la construction de nouveaux équipements dont la Fontaine Basse et un pont sur le Chaffère. Dès 1858, la construction de plusieurs lavoirs est proposée par la Municipalité, elle obtient l’accord du Préfet en 1863. En 1864, les lavoirs de la Fontaine Basse prennent l’aspect que nous leur connaissons aujourd’hui.


Le patrimoine du XXe siècle

La modernité des années 1930

Entre 1928 et 1936, la commune se dote d’un ensemble remarquable d’équipements municipaux : la mairie, l’école primaire, le théâtre, la piscine et le parc municipal.

Ces constructions témoignent de la volonté des élus de l’époque d’offrir aux habitants des infrastructures modernes et adaptées aux besoins collectifs. Elles reflètent une ambition de progrès et de modernité, digne des grandes villes, qui continue de marquer l’identité de la commune aujourd’hui.


Le patrimoine industriel

L’histoire énergétique de Sainte-Tulle commence au lendemain de la Première Guerre mondiale.

  • 1919 : la centrale thermique
    Une première centrale, fonctionnant au charbon, est construite pour répondre aux besoins croissants en électricité. Elle marque profondément le paysage, avec ses grandes tours et cheminées visibles de loin.
  • 1922 : l’hydroélectricité prend le relais
    À peine trois ans plus tard, la centrale thermique est remplacée par une usine hydroélectrique utilisant les eaux de la Durance. Ce choix s’inscrit dans une volonté de développer une énergie plus durable et adaptée aux ressources locales.
  • 1965 : la centrale moderne
    EDF met en service une nouvelle centrale hydroélectrique, intégrée au vaste programme d’aménagement de la vallée de la Durance et du Verdon. Cette usine, toujours en fonctionnement aujourd’hui, fournit une énergie renouvelable et contribue à la régulation du fleuve.

Mémoire et patrimoine

Si plusieurs vestiges des premières installations de 1919 et 1922 sont encore visibles sur le site, les grandes tours de la centrale thermique ont disparu. Pourtant, elles restent gravées dans la mémoire collective des habitants de Sainte-Tulle, témoins d’une époque où l’électricité transformait en profondeur la vie quotidienne et le paysage local.

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